Critiques




Pierre Courcelles, Critique d'art français


1985
«Ainsi les œuvres qui ont été présentées à la Biennale de Paris portaient une critique, mais aussi un acte de peinture, sur «Le Balcon» et «Le Déjeuner sur l'herbe» de Manet. Dans une sorte de rage qui laisse perplexe, comme s'il y avait un travail de haine et d'amour tout à la fois en jeu. Comme si Ossaba nous montrait, avec une ironie décapante, que les chefs-d’œuvre de notre histoire de la peinture ne sont rien d'autre que des sujets à peindre. Et pas de ces sujets de respect culturel comme nous les aimons. C'est peut  être aussi l'une des fonctions de ces peintres, proches et loin à la fois de nous, que de nous mettre en demeure de réévaluer nos schémas, et nos conventions. Mario Ossaba est de ces artistes-là, de ceux qui nous ouvrent sur notre culture, sur notre histoire, nous les révélant dans ce qu'elles ne peuvent pas être: uniquement contentement de soi et, pour tout dire, dominantes. Il nous dit dans sa peinture que la peinture appartient à tous les peintres de tous les pays, que les frontières artistiques ne sont que des pis-aller.»



1987
«Un samedi de Septembre 1987, à Ermont, aux environs de Paris, Mario, Maria-Piedad et Jupiter prennent le soleil au seuil de l'atelier. Jupiter âgé de deux mois, est l'incontestable gloire de son père et, à y bien penser, le sujet quasiment unique de ses dernières peintures. Ossaba peint depuis quelque temps déjà d'immenses Madones avec ou sans enfant au sein. Peintures qui sont autant de paysages clairs, autant de glorifications de la nature. Comme si la femme, l'enfant et la nature n'étaient qu'une seule et même chose. Ce qui est sans doute la pensée profonde de Mario dans sa quête, à travers la peinture, du sens de la vie. Ce sens-là, on le découvre aussi dans d'autres peintures où le paysage est barré par une immense roue de chariot, roue de la vie, roue du destin, symbole de la rotondité de la femme et de notre planète. Et signe de la présence de l'homme.»

1994

« Ce peintre iconoclaste viole magistralement le patrimoine artistique européen –lui qui l’a tant étudié-. Dans cette série intitulée « Un jour à la campagne », les images qu’il nous propose respirent paradoxalement, le calme et la sérénité. »



Pierre Courcelles